Manbo Mireille

Bibliothèque et documentation

Pendant plus de 35 ans, j’ai dirigé des bibliothèques et des médiathèques. De 2002 à 2005, j’ai dirigé la médiathèque de l’Institut Français à Port-au- Prince.

Par la suite, j’ai développé des activités de consultante en bibliothéconomie, et en informatique documentaire.

Après le séisme de 2010, nous fondons avec des jeunes haïtiens,  l’association Lakous Solidaires  qui avait pour objectif de porter le livre et la lecture dans les lakous pour faciliter l’accès aux jeunes vodouisants. En 2015, l’association se met en sommeil en attendant le retour des cadres qui sont partis étudier aux US.
Par la suite, j’ai développé des activités de consultante en Informatique documentaire

J’ai dirigé le volet documentation de l’inventaire du centre historique de Jacmel (projet UNESCO), effectué plusieurs consultations (Prinz Klaus, AfricAmérica, ministère du tourisme, etc…)

La médiation Thérapeutique

Après avoir vécu ma propre thérapie avec Jean Ambrosi, j’ai été formée à la pratique par Jean Ambrosi et Marie Christiane Beaudoux.

Mon mémoire de sortie de formation a été publié sous le titre de “Le lâcher prise en médiation thérapeutique” en 2001.

Un parcours initiatique

Après avoir exploré quelques voies que l’Occident propose comme outils de connaissances de soi et du monde, je rencontre les cultes africains revisités au Brésil et en Haïti

 

Mon parcours dans ces cultes a commencé en 1996 à Genève, avec l’Umbanda, puis en 2001 avec la rencontre de l’Orixa à Belo Horizonte, Umbanda et, chez Paï Geraldo Winter.

Mireille-orixa-bresil

Détachée comme directrice de médiathèque à Port-au-Prince en 2002, j’ai naturellement exploré le vodou haïtien.

 

LE BRÉSIL, UMBANDA ET CANDOMBLÉ

Geraldo Winter, Tatete Simon,

Il est le fils spirituel de Camafeù d’Oxossi. Son dernier terreiro est à Belo Horizonte, sous le vocable centre spirituel saints Cosme et Damien Paï Géraldo était aussi très connu comme guérisseur. Son fils Luter dirige maintenant le centre. Un groupe se réunit en France  à  Ivry au théâtre de l’Aleph.

Pour de plus amples renseignements, contactez Sylvie :  castroaleph@aol.com

 

C’est la rencontre avec Géraldo Winter qui m’a décidée à commencer le chemin qui était celui auquel j’aspirais véritablement.

La rencontre avec l’Orixa a été un bouleversement total.

Bien que rompue à la pratique de la transe rituelle, j’ai été surprise par l’intensité de ce voyage au cœur des éléments et à la racine du sacré.

En septembre 2002 je n’ai pas obtenu de poste au Brésil. Je suis détachée en Haïti, à Port-au- Prince. J’ai continué à voir Paï Géraldo régulièrement  lors de mes passages en France et je reste en lien avec son fils Luter.

bBori-Omoulou

Les premiers pas, l’Umbanda : de 1998 à 2002

Ma première rencontre avec cette tradition eut lieu au cours d’une formation en médiation thérapeutique.

L’Umbanda, qui est un syncrétisme brésilien a représenté pour moi une école de transe qui m’a préparée à la rencontre avec le Candomblé et les Orixas.

Merci au temple Guaracy de Genève qui a permis la régulation de mes transes et la rencontre avec la médiumnité d’incorporation.

temploguaracy.org.br

Au cours de cette période brésilienne, j’ai eu la chance d’être accompagnée et conseillée.  

Ronaldo Régo, 
http://regosacraoficina.com.br/

Initié et sculpteur de renom, il nous a fait découvrir des terreiros à Rio et des traditions diverses notamment le Catimbo.

Par la suite, c’est lui qui m’a mise en contact avec des haïtiens qui m’ont ouvert le chemin du vodou haïtien

Omindarewa (Gisèle Cossard Binon)

Lors de mon deuxième voyage au Brésil, il m’a menée chez Omindarewa, la seule française Yalorixa, qui a son terreiro près de Rio.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gisèle_Cossard

Documentaire sur sa vie

Page Facebook asé atará magba yá omindarewá

Nous avons échangé sur nos parcours communs dans l’administration, le bouleversement que ces cultes opèrent chez nous. J’y ai également pu voir la vie quotidienne dans un lieu de culte.

Ronlado, Omindarewa et moi en 2002

Maï Baby Garroux
http://www.babygarroux.com/fr/

qui m’a accueillie avec bonté, attention et amour à Sao Paulo dans sa maison. En un mois, elle n’a pas ménagé sa peine pour me faire découvrir les divers aspects des cultes afro descendants, me présenter des amis, me mener à des conférences et me faire comprendre que les chemins spirituels véritables ne sont pas exclusifs.

Mes initiations au vodou haïtien : 2003 – 2004- 2005

 Adelyn Adnor et le vodou des sociétés

Empereur de la Société Grandra, au rite Bizango. Il avait commencé à pratiquer à Cité Boston (un bidonville de-Port-au-Prince). Par la suite, il s’installe à Gressier, près de Léogane. Il a dirigé deux albums dans la série Mizik Tradisyonel Ayiti, l’un sur les chants de la société Grandra, l’autre sur des chants du vodou petro. Il a participé à des expositions : Magiciens de la terre, Biennale de Lyon, Exposition Altares à Dusseldorf, et a représenté Haïti au Smithonian Institute quelques mois avant son décès.

Site (http://www.vodou.org/obituary.html )

Il m’a initiée au Vodou des Sociétés en Février 2003. J’ai fréquenté la société Grandra jusqu’à son décès et par la suite à mon retour d’Haïti. En Janvier 2005, Il a été mon parrain lors de ma prise de Asson à Mariani, avec Rachel Beauvoir-Dominique.

 La société Grandra fonctionne à nouveau à Nan coline à Gressier.

Initiée en Février 2003 par Adelyn Adnor au vodou des sociétés secrètes. 

Janvier 2004 : Kanzo en vodou rada au péristyle de Mariani. 

Janvier 2005 : Kouche manbo assogwe.  

En 2008, je construis mon péristyle qui a été baptisé en Août 2011 par Max Beauvoir, mon père spirituel

Max Gesner Beauvoir et le vodou rada.

Initié au vodou par André Basquiat il a crée le péristyle de Mariani où il nous a quittés en septembre 2015. Il avait été désigné comme Ati – Chef suprême – du vodou Haïtien. Très reconnu et respecté, il a beaucoup œuvré pour la diffusion des valeurs du vodou Haïtien. Il a pu faire éditer deux volumes à partir de collectes de chants qu’Elisabeth et lui avaient faites pendant près de 30 ans dans le pays : La prière Djo Mariani et le Grand Recueil Sacré, publié aux Presses Nationales d’Haïti.

Son dernier combat était de faire accepter le vodou comme une des religions nationales en Haït, et de permettre aux vodouisants de se faire entendre  comme une force de cohésion sociale.

Sa femme, Elisabeth Beauvoir a su faire du péristyle de Mariani une deuxième famille, ma deuxième maison en Haïti.  Rachel et Didier Beauvoir Dominique sont toujours pour moi un point d’ancrage important.

Max m’a initiée au Vodou Rada en Janvier 2004. Il m’a faite Manbo Assogwe en Janvier 2005.

Site de Max-Beauvoir Les références sur Max sont très nombreuses

– En 2010, un de mes premiers initiés a réalisé une interview de Max

-À la demande du quotidien le National, je lui ai rendu un hommage dans le numéro qui lui a été consacré le 13 Septembre 2015

Max et sa femme Elisabeth ont su m’aider à m’intégrer en Haïti. Mariani était devenu ma deuxième maison et mon lieu de vacances préféré. Elisabeth, française et manbo, m’a beaucoup aidée de ses conseils et soutenue de son amitié. Leur fille Rachel a été ma marraine lors de ma prise de asson.

Le Péristyle de Mariani maintenu et dirigé par Rachel Beauvoir et son mari Didier Dominique reste pour moi un point d’ancrage important.

Un grand merci à Patick Vilaire qui m’a mise en contact avec celui qui est devenu mon guide tout au long de ce chemin : Konpè Filo.

Nicole Lumarque, directrice du Ballet folklorique haïtien qui a assisté à mes premières transes en Haïti, à la première cérémonie dans mon péristyle

Sylva Joseph, hougan au Bel air. Ancien Hougan, très respecté. Il était assistant de Basquiat lors de l’initiation de Max. Il m’appelait “Pitit pitit mwenn–Ma petite fille »

Dans le Nord Le Lakou Dereyal et Ingrid Llera, Le Lakou Dimini et Gluck Théophile.

Dès 2005, j’ai pu acheter le lieu qui est maintenant mon péristyle.

Lors de mon retour en 2008, j’ai pu commencer les cérémonies. C’est Max Beauvoir qui est venu le baptiser lors d’une initiation que nous avions en 2010.